Ce que j'ai compris de l'IA selon Harari
- 18 mars 2020
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Yuval Noah Harari, dans 21 leçons pour le 21e siècle, parle évidemment d'IA.
Une chose qu'il dit m'a marqué : elon lui, dans quelques décennies, l'IA va supprimer la plupart des avantages qu'on pensait avoir. Le savoir, la mémoire, l'analyse une machine fera tout ça mieux, plus vite, sans fatigue.
L'erreur d'un côté, l'erreur de l'autre
Harari prend l'exemple de la médecine.
Dix milliards d'IA qui supervisent chaque patient donnent un diagnostic plus précis qu'un million de médecins. L'IA détecte des signaux qu'aucun humain ne verrait.
Mais attention, l'erreur d'une IA est par contre systémique. Un modèle biaisé impacte des millions de gens de la même façon. L'erreur d'un médecin humain reste isolée. Une personne, une famille.
Pareil pour les réseaux sociaux. Une IA qui te manipule le fait à des milliards d'exemplaires. Un humain qui te manipule, c'est une relation parmi d'autres.
Ce qui va nous rester
Si le cognitif n'est plus un avantage, qu'est-ce qui nous définit ?
Harari suggère la conscience. Sauf qu'on ne sait même pas ce que c'est. On ne sait pas si les machines en ont une.
Vertigineux.
La vraie question : qu'est-ce qu'on fait du temps libre que l'IA nous rend ? Créer, connecter, aimer ? Ou consommer plus de contenu débiles ?


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