Gérer le doute

Dernière mise à jour : juin 27


Bon, ça y est, je crois que j'y suis dans un de ces creux de la vague.


Ce moment où plus rien n'avance comme on veut.

Ce moment où l'enthousiasme qui donne la patate (voir l'article ici) retombe un petit peu.

Ce moment où les likes se font moins nombreux sur les posts Facebook

Ce moment où les emails annonçant les contributions sur Ulule deviennent quasi inexistants.

Ce moment où tu reçois certains retours moins enthousiastes (mais toujours bienveillants) Ce moment où les gens te demandent si ça marche ton truc, et tu ne sais pas quoi répondre

En gros ce genre de moments.


Et, dans ce genre de moment où tu es un peu moins porté par la vague, je crois qu'il y a finalement 2 risques :

  • se défocuser

  • douter

Je parlerai du défocus dans un autre article, car aujourd'hui je voulais répondre à une question que je me suis posée dans cette période de doute : qu'est-ce qui fait que je suis relativement serein en plein milieu de ce creux de la vague.


Pour rester dans l'illustration, je pense d'ailleurs être actuellement dans la posture du petit bonhomme du milieu sur sa barque. Dans le creux, mais bien au sec dans ma barque, conscient que l'eau peut vite remonter.


Je le savais

Je pense qu'un des premiers ingrédients qui fait que je reste serein dans cette période de doute, c'est que je savais que ce creux arriverait. Je sais que l'entreprenariat n'était pas un long fleuve tranquille ou une courbe éternellement croissante. Je le sais parce que j'ai déjà été entrepreneur pendant 10 ans, mais aussi parce que j'ai lu des articles, écouté des podcasts, échangé avec des gens.

Et du coup j'avais déjà bien en tête le schéma ci-dessus ou les fameux plateaux (Merci Alexandre Dana de Livementor) durant lesquels tout entrepreneur a l'impression de stagner.


C'est Noël

Un des seconds ingrédients qui me fait peut-être ressentir de la sérénité, c'est la période. Le fait que ce soit la période des fêtes. Noël me fait relativiser un peu. En fait, ça me permet de trouver une excuse facile en me disant que c'est peut-être normal que les choses n'avancent pas, que j'ai moins de retours. Normal car les gens ont probablement d'autres choses à faire. Néanmoins je sais au fond de moi que la période n'a rien à voir. Je sais que justement c'est une période où on a plus le temps et donc l'occasion de découvrir ocyto.live. Ou par exemple tranquillement se pré-inscrire en helper au coin du feu.


Ne pas être seul

Déjà parce que Sophie, ma compagne lit tous les articles et sait donc tout ce qui se passe :). Mais aussi parce j'ai eu la chance de me lancer dans l'aventure avec mon pote d'enfance Olivier qui croit fort au projet. Et vu qu'on échange quasi tous les jours sur le projet, bah quand il y a des moments de doute, c'est un de mes interlocuteurs privilégié. Et ensemble, lors d'une balade en forêt régénératrice, on essaye de trouver des pistes de solutions.


Pôle emploi

Indéniablement, le fait d'avoir un filet de sécurité financière grâce aux allocations chômage permet de ne pas paniquer dans ces moments de doute.

J'imagine que sans ce filet de sécurité, les discussions sur le budget familial et comment on rembourse le crédit de la maison si le projet n'avance pas seraient beaucoup plus tendues. Et leur conséquence serait certainement un défocus plus important pour aller chercher des rentrées d'argent plus rapides ailleurs.


Ces 3 premiers points m'amènent indéniablement de la sérénité. Mais je pense que ce qui me fait rester vraiment serein c'est la confiance que j'ai à la fois dans mon projet et dans mes capacités. Et pour me rappeler cela j'ai une méthode bien à moi :)




La confiance en mon projet

Pour commencer, je suis persuadé que ce projet répond à un besoin, qu'il a un sens, une ADN forte. Et quand je relis les docs dans lesquels je parle de cette ADN (voir mon article ici), ça me rappelle pourquoi ocyto doit absolument exister.

Mais ce à quoi je me raccroche le plus dans mes moments de doutes ce sont vos retours reçus depuis que j'ai commencé à parler de mon projet (j'en parlais ici). Tous ces messages qui me disent que le projet est top, qu'il répond à un vrai besoin chez vous, que vous êtes impatients de pouvoir l'utiliser.

Ces chouettes messages, j'ai pris le temps d'en faire des petits screenshots et les rassembler dans une galerie. Et quand je doute, je me promène dans cette galerie et je relativise par exemple bien plus facilement un retour plus négatif.


La confiance en moi

Cette technique des petits screenshots je ne l'ai pas mise en place que pour ocyto.

Cela fait pas mal de temps que j'ai identifié qu'un de mes moteurs majeurs qui me permet d'avance c'est la confiance. Pas uniquement dans mes projets, mais aussi et surtout en moi. Cette confiance me permet de moins douter et d'assumer plus facilement mes choix, même si certains ne sont pas du même avis. Et cette confiance en moi est nourrie par tous les retours que j'ai pu recevoir tout au long de mon parcours. Tous les messages qui m'ont rendu fier d'avoir fait quelque chose. Fier d'avoir apporté des solutions efficaces à des clients, fier d'avoir permis à des gens de passer un bon moment, fier d'avoir pu aider des petites boîtes en difficulté, fier d'avoir pu inspirer des vocations ou tout simplement fier d'avoir contribué à rendre des gens heureux.

Et comme pour ocyto, j'ai fait des screenshots de tous ces retours écrits qui me disent merci pour, bravo pour. Et j'ai mis ces screenshots dans une galerie que je consulte régulièrement quand je doute. C'est une thérapie que je conseille vraiment

C'est ma façon à moi d'alimenter concrètement mon besoin de reconnaissance, un sujet qui me passionne actuellement et sur lequel un projet perso ne devrait pas tarder à voir le jour :)




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